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05.01.2006

Les Open Source, buts et origines

medium_os-shrek-200x222.jpgL’Open Source Initiative est une organisation dévouée à la promotion du logiciel Open Source. Elle a été créée par Bruce Perens et Eric S. Raymond. Les logiciels qui supportent le mouvement du logiciel libre répondent aux critères énoncés par la Free Software Foundation dans la Free Software Definition, elle-même rédigée par Richard Stallman. La notion d'Open Source repose également sur des définitions précises. Depuis sa création en 1998 à Palo Alto par Todd Anderson, Chris Peterson, John maddog Hall, Larry Augustin, Sam Ockman et Eric Raymond, l'Open Source Initiative a été vivement critiquée par des partisans du logiciel libre et en particulier par la Free Software Foundation. Cette critique de l’Open Source découle principalement de la propension de certains de ses tenants à ne mettre en avant qu’une des caractéristiques techniques des logiciels libres, en particulier la liberté d’accès au source, donc de négliger d'autres caractéristiques telles que les libertés d’utilisation, de modification, ou de redistribution, et ce bien qu'elles soient mentionnées dans la définition. Un an après sa création, Bruce Perens, détenteur de la marque Open Source et créateur de l’Open Source Definition, a décidé de se retirer du projet suite à ce qu’il appellait un « Échec de l’Open Source Initiative » et a publié un essai publié par la Free Software Foundation intitulé Pourquoi nous parlons de logiciels libres dans lequel il affirme que la Free Software Definition assure davantage de libertés aux utilisateurs des programmes. Ainsi, des Logiciels Libres sous licence copyleft sont Open Source, tandis que des logiciels Open Source peuvent ne pas être libres. En pratique, la plupart des licences de l’Open Source satisfont aux critères de liberté de la Free Software Foundation, les différentes subtilités qui les distinguent étant principalement d’ordre philosophique et commercial. La confusion entre Logiciel Libre et Open Source est courante dans les médias qui utilisent souvent les deux termes sans les distinguer. Né en 1998 d’une scission de la communauté du logiciel libre et de l’abandon total de certaines motivations philosophiques ou politiques donc ne relevant plus que de facteurs économiques et techniques, le mouvement Open Source défend la liberté d’accéder aux sources des programmes qu’ils utilisent, ce qui conduit à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation. Ce mouvement est pour partie mû par la dynamique et les ressources financières et d'expertise de multinationales. Par contraste, le logiciel libre est mû par des idéaux d’ordre philosophique et politique faisant du logiciel plus qu'un outil. Ainsi, selon les interêts poursuivis, la communauté du logiciel libre ou les entités de l’Open Source adopteront des positions différentes sur la manière de déployer l’effort lié aux développements. Parmi les applications réussies de l'Open Source, on compte son importante contribution au développement du noyau Linux et de logiciels animés par ce système d’exploitation. Une série d’essais d'Eric S. Raymond, datant de 1998, témoigne de l’euphorie nimbant alors l’Open Source, sorte de nouvel Eldorado. Au nombre de ces essais figurent The Cathedral and the Bazaar et Homesteading the Noosphere, qui exposent le mode de développement Open Source. Après l’éclatement de la bulle Internet en 2001 et la faillite de plusieurs sociétés qui avaient pour modèle d’affaires l’Open Source, l'adéquation organisationelle et la viabilité économique de cette approche ont été critiquées par Nicolas Boiteux dans son essai L’ésotérisme du bazar, et la pomme empoisonnée démystifiée[1]. En 2005 plusieurs milliers d'informaticiens français sont salariés grâce à ce modèle, d'une façon de plus en plus souvent exclusive et tant dans de petites entreprises vendant des prestations spécialisées que chez les « grands intégrateurs » et les entreprises utilisatrices. Par ailleurs des géants du secteur (IBM, Novell, HP...) assoient des pans entiers de leurs stratégies techniques et commerciales sur l'approche Open Source. Certains comportements d'entreprises clamant leur adhésion aux principes de l’Open Source à l’égard des brevets logiciels surprennent car divergent de ceux des tenants du Logiciel Libre. La Free Software Foundation lutte ouvertement contre la brevetabilité du logiciel et, conséquemment, contre l’exclusivité d’exploitation d’une idée par une seule personne ou entreprise. Mais certains départements d'entreprises tenantes de l'Open Source, quant à eux, sont en pratique hostiles à l'Open Source donc, par exemple, favorables à l'extension au logiciel du champ du brevetable. Il faut y lire une incohérence causée par la diversité des métiers exercés par les départements des grandes entreprises qui, par exemple, place ceux qui éditent du logiciel propriétaire dans une position intenable lorsque leur maison-mère décide d'adhérer aux principes de l'Open Source. Ces départements d'entreprises Open Source brevètent du logiciel. IBM, par exemple, déposa en Europe et aux États-Unis certains algorithmes cruciaux dans le fonctionnement général du noyau ou du système d’exploitation Linux et porta devant des tribunaux des affaires afin que les brevets logiciels soient institués et reconnus en Europe. Dans un autre registre, et de façon éclairante quant à ses tensions internes sous-jacentes, cette même entreprise offre 500 de ces brevets[[2] aux développeurs de logiciels libres et Open Source. À terme, certains membres de l’Open Source pourraient donc détenir des portefeuilles important de brevets sur des idées, ce qui leur permettrait de réclamer des royalties sur chaque portion de code source ouvert pertinent utilisé. À moins que ceux des départements qui y vivent grâce à l'Open Source croissent et embellissent...

Commentaires

Salut,

Génial ton texte mais quelque paragraphes l'aurait rendu plus lisible

A+ et bonne continuation

Ecrit par : Costalfy | 25.02.2008

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